IORIS en action sur CUTLASS Express

IORIS, plateforme sécurisée de partage de l’information maritime et de gestion des événements en mer dans l’océan Indien, est au centre de l’exercice CUTLASS Express 19.2 qui se déroule actuellement au nord de l’île Maurice et de Madagascar.

L’exercice international, dont un premier volet s’était déroulé en début d’année, a débuté le 4 novembre autour d’un scénario simulant un trafic de drogue au nord des côtes malgaches et doit durer trois semaines. Piloté par AFRICOM (U.S. Africa Command) et NAVAF (U.S. Naval Forces Africa) depuis Djibouti, il permet de tester et d’évaluer les capacités des agences et des départements d’État impliqués dans l’AEM (Action de l’État en mer) à l’interopérabilité des procédures en mer entre institutions, que ce soit sur un plan de mise en œuvre ou juridique. Et ça n’est pas chose facile.

Ce sont précisément le CRFIM (Centre régional de fusion d’informations maritimes) et le CRCO (Centre régional de coordination des opérations), les deux centres régionaux constituant le « socle du mécanisme de sécurité maritime mis en œuvre par la Commission de l’océan Indien dans le cadre du programme MASE », qui sont à la manœuvre avec IORIS, conçue par le projet européen CRIMARIO (critical maritime routes Indian ocean). La plateforme d’échanges d’informations et de données maritimes est déployée depuis plus d’un an.

Pour sa part le CRCO, basé à Mahé (Seychelles), est opérationnel en mode 24/7 depuis le 23 septembre dernier. « Aujourd’hui », soulignait la COI dans un communiqué, « le CRCO a atteint sa vitesse de croisière et pourra pleinement accomplir sa mission axée sur la planification et la coordination des opérations pour les crimes et menaces en mer notamment :
• la lutte contre la piraterie
• la lutte contre la criminalité organisée en mer et la conduite en mer d’activités illicites
• l’assistance à l’exercice des prérogatives des États, à l’égard des navires battant leur pavillon ou ne battant aucun pavillon
• la participation à la recherche et au sauvetage des vies humaines en mer, dans le cadre des dispositifs déjà existants
• la protection de l’environnement marin en cas de menace prévisible
• la participation au rétablissement de la sécurité et de la sûreté de la navigation en mer ou dans les approches des ports maritimes
• la protection du patrimoine culturel sous-marin
• la coopération en cas de catastrophe naturelle ou environnementale ».

La sécurité maritime dans la zone de l’océan Indien est désormais l’objet d’enjeux géostratégiques et politiques, et les États concernés ont bien compris l’intérêt d’unir leurs outils pour préserver leurs ZEE et leurs souverainetés respectives. //VK (photo d’illustration © Valérie Koch – Tous droits réservés)

Partagez
  • 10
  • 2
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    12
    Shares
0 Commentaires

Laisser une réponse

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Inscrivez-vous à la Newsletter hebdomadaire de FAGERS

* requis

Infos militaires dans la zone sud de l'océan Indien ©2019 FAGERS // Tous droits réservés - Reproduction interdite // À propos // Réalisation Agencevekha - Saint-Pierre, La Réunion

CONTACT

Une question ? L'inscription à la newsletter ? Envoyez-nous un message. // Idea ? Newsletter wanted ? You can send us an email and we'll get back to you, asap.

En cours d’envoi

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?