Les FORMISC dans la lutte contre la dengue

Aujourd’hui, je vous emmène sur les pas d’une section de militaires des FORMISC (Formations militaires de la Sécurité civile) engagés auprès des Réunionnais dans la lutte contre le moustique vecteur de la dengue.

Depuis plus d’un mois, un détachement de 50 militaires de la Sécurité Civile (FORMISC) issus de l’ UIISC 1 (24 personnels) et l’UIISC 7 (26 personnels) et placés sous l’autorité du commandant Christophe, chef de détachement, renforcent le dispositif de lutte anti-vectorielle contre la dengue à La Réunion.

Les foyers les plus actifs sont localisés dans le sud de l’île, mais l’épidémie (47 000 cas cliniquement évocateurs, 407 hospitalisations, 13 décès à la mi-avril) s’étend désormais vers les régions de l’est et du nord. J’ai suivi une section articulée en deux groupes sur une mission dans les hauts de la commune de la Petite-Ile.

Les FORMISC dans la lutte contre la dengue © Valérie Koch - Tous droits réservés

Après détermination du secteur géographique à couvrir, les militaires arpentent méthodiquement les rues. Ils sonnent à chaque porte, s’annoncent à chaque portail (« baro », comme on dit en créole) pour, dans un premier temps, expliquer avec pédagogie leur action et sensibiliser la population sur le risque. Ils prennent le temps de se renseigner très précisément sur la situation de l’habitant interrogé, notamment s’il a déjà été victime de la dengue, ou ses proches. Grâce à leur approche très respectueuse, les Réunionnais leur réservent toujours un bon accueil. Les secteurs ciblés prioritairement sont les quartiers où des habitants ont été diagnostiqués atteints par la dengue, afin d’éliminer le moustique porteur dont le rayon d’action est estimé à une centaine de mètres.

Les FORMISC dans la lutte contre la dengue © Valérie Koch - Tous droits réservés

En fonction des réponses apportées et de l’obtention de l’accord des propriétaires, les militaires visitent les extérieurs (cours, jardins) à la recherche de gîtes larvaires potentiels (contenants d’eau) et les éliminent. Puis, toujours avec l’accord du propriétaire, ils peuvent alors engager une opération de pulvérisation s’ils l’estiment nécessaire. Il n’y a pas de traitement « systématique », la décision est prise en fonction de plusieurs paramètres (des habitants ont par exemple expliqué qu’ils étaient déjà sensibilisés et démontré qu’ils procédaient à une lutte biologique régulière).

Enfin, après une pulvérisation en journée, les habitants et leurs animaux de compagnies doivent rester enfermés une petite demi-heure pour se protéger des émanations, et lorsque que des pulvérisations de nuit sont programmées (pour les quartiers les plus à risque, qui nécessitent une action de plus grande envergure), les militaires recensent la présence des animaux à « sang froid » (poissons, tortues et autres reptiles), plus sensibles à l’action des produits chimiques, et recommandent leur protection en complément. //VK (photos © Valérie Koch – Tous droits réservés)

Partagez
  • 28
  • 3
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    31
    Shares
0 Commentaires

Laisser une réponse

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Inscrivez-vous à la Newsletter hebdomadaire de FAGERS

* requis

Infos militaires dans la zone sud de l'océan Indien ©2019 FAGERS // Tous droits réservés - Reproduction interdite // À propos // Réalisation Agencevekha - Saint-Pierre, La Réunion

CONTACT

Une question ? L'inscription à la newsletter ? Envoyez-nous un message. // Idea ? Newsletter wanted ? You can send us an email and we'll get back to you, asap.

En cours d’envoi

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?